dimanche 26 février 2012

Préparation (molle) du carnaval


On a connu plus énergique, mais j'ai au moins le masque pour demain matin....

dimanche 13 novembre 2011

Bar Off (Offenburgerstrasse 59, Basel)

8 raisons d'aimer le Bar/squat Off:
1/ C'est juste à côté de la maison
2/ Leur logo est cool
3/ 5CHF pour 5dL de "Unser Bier" (la bière bio produite à Bâle), je crois que ca bat le record établi par le bar Carambolage
4/ C'est plein de jeunes, c'est plein tout court: devant le bar, dans le bar, dans le couloir des toilettes du bar, dans une grande cave transformée en salle de projection/ deuxième bar
5/ Y'a des gâteaux qui avaient l'air en libre service
6/ Il projette le signal lumineux d'appel de Batman

7/ C'est un squat "à la suisse": organisé et courtois
8/ J'ai découvert comment transformer une cafetière et un bidon d'essence en batterie
 


jeudi 13 octobre 2011

Dans le genre "Bref": j'ai pris le tram à Bâle.

Le sens de l'humour de la ratp baloise
J'ai voulu aller voir une pièce de théâtre mise en scène par un ami dans un petit théâtre à l'autre bout de Bâle. Je décide de prendre le tram qui marche si bien (réseau très serré et passage toutes les 5 min, jamais en retard). J'arrive à Barfüsserplatz (l'équivalent de Châletet), mon tram est interrompu entre Barfûsserplatz et la direction qui ne m'intéresse pas, donc tout va bien. J'attends mon tram. Un message est affiché, je comprends pas tout mais je demande à quelqu'un qui me dit qu'un bus va venir pour remplacer le tram. J'attends 15 min et rien n'arrive. Je réalise que je n'ai pas eu le temps de manger et que tout à coup j'ai très faim. Je me dis que j'ai le temps d'aller acheter un kebab. Je commande une kebab box; je paie, le bus arrive. Je me dis "Tant pis pour le kebab"; je quitte précipitamment le vendeur de kebab et monte dans le bus. Le bus fait un arrêt puis nous fait descendre en disant que finalement les trams sont de retour à partir de cet arrêt. Rien ne vient, du coup je cours récupérer ma kebab box puis repart toujours en courant à l'arrêt. Le tram est juste là, je me dis "quelle chance!" et monte, il part. Puis s'arrête 5 min à l'arrêt suivant. Il repart puis s'arrête 5 min à chaque arrêt. Je réalise que c'était pas de la chance. Je suis bien en retard. J'arrive à l'arrêt, je cherche le théâtre et une poubelle pour mettre ma box. Pas de poubelle dans la rue, j'entre dans le théâtre avec ma box. La pièce a déjà commencé, je fais du bruit, je tiens une box qui sent le kebab et je meurs de soif. Bref: j'ai pris le tram à Bâle.

lundi 10 octobre 2011

Vous venez du Valais?

J'ai réalisé il y a quelques semaines que ca n'était pas forcément un compliment, en servant des bières au festival de cornemuse, quand on me demandait si j'étais une fille du Valais (néanmoins j'ai aussi compris que pour un Bâlois c'est quand même mieux que d'être une alsacienne, et que les Genevois sont niveau snobisme l'équivalent des Parisiens pour le reste de la France) ...

Expatria Cum Patria & France Magazine : pffff

Voilà, je sais bien que c'est mal de tout critiquer mais je n'ai pas pu m'empêcher de soupirer en découvrant dans ma boite à lettres il y a quelques semaines "Expatria cum Patria - France Magazine des Français établis hors de France". Agacée comme tout le monde de recevoir de la pub non demandée, même quand on pense avoir bien stipulé que son adresse ne doit pas être utilisée à ces fins et que cette perle est de toute façon déjà en ligne. Agacée par la possibilité qu'un petit peu de l'argent  des contribuables français puisse être utilisé pour la promotion d'une certaine image de la France auprès de ceux qui ont décidé de travailler à l'étranger (souvent pour des conditions financières plus avantageuses). Agacée par le choix des personnes mis à l'honneur dans le magazine: Alain Juppé dans ce numéro, David Douillet dans le précédent... Enfin la cerise sur le gâteau: les personnes qui gèrent le magazine lancent aussi un appel à souscription à tous les citoyens français ou double-nationaux qui résident dans les six cantons romans, soucieux de se voir ériger à Genève le lycée français auquel ils aspirent depuis bien longtemps. La peur de l'accent suisse, sans doute, ou bien des conditions dans lesquels les élèves sont scolarisés dans des lycées vraiment français situés à quelques kilomètres...

jeudi 8 septembre 2011

L'as du volant chez les Helvètes

Grüß Gott les loulous!

Aujourd'hui je vais vous raconter une grande aventure administrative, comme on les aime!

Depuis 6 mois je n'ai passé qu'une semaine en France et crac!... je me suis fait piquer mon sac*, qui contenait mon portefeuille (qui contenait  tous mes papiers).

0/ Ah, une rehab' administrative! Des journées entières dans la maison qui rend foooouuu!

Eh ouais. Le plus dur a été de refaire mon permis de conduire, que j'avais obtenu en France. Je n'avais pas spécialement pensé à faire un permis suisse car je conduisais jusqu'à présent plutôt en France (parce que ici, évidemment les transports en commun sont trop biens. Imaginez le réseau de métro parisien sur une ville de la taille de Dijon...). Quand je me suis présentée à la préfecture de Mulhouse, on m'a répondu que ...

1/ On t'a répondu?

OK, on m'a fait faire la queue 15 min une fois pour obtenir le dossier, puis aller à la poste pour acheter une lettre Max, puis refaire la queue 30 min, puis on m'a répondu que "ah non, vous habitez en Suisse donc on ne peut pas vous renouveler le permis de conduire en France sans justificatif de domicile en France. Il vous faut un permis Suisse, même pour conduire en France."

2/ Et en Suisse?

Bon ben le cliché, j'arrive à la police, je cherche la queue et le ticket, je manque de m'évanouir en réalisant qu'il n'y a pas de queue ni de ticket. Je rencontre à ma grande surprise deux policiers super sympas (à moins que ça soit la barrière de la langue qui les rende courtois)   qui me délivrent un permis de conduire provisoire et m'informe que la Préfecture française doit tout de même me fournir un original pour pouvoir faire un permis de conduire suisse.

3/ Donc en gros il fallait déménager en France pour avoir un permis français, puis re déménager en Suisse pour avoir un permis Suisse (pour conduire en France)?

En gros. En vrai après avoir fournir le permis de conduire provisoire suisse, on m'a donné un justificatif français. Je me suis ensuite présentée à la police suisse (avec mon traducteur suisse allemand / français) avec le fameux papier. Là, on m'a juste demandé de faire un test de vue pour avoir le permis suisse.

4/ Ah, le test de vue! Facile depuis ton opération lasik?

Ben je croyais. Je commence à essayer de faire le test (lire des lettres de tailles différentes), et je réalise avec stupeur... que je n'y arrive pas.  Ou à peine, juste la première ligne. Il s'avère par la suite que l'oeil gauche voit très bien, mais que l'oeil droit n'a que 4/10... Deux bonnes nouvelles donc: il suffit d'un oeil valide pour avoir le droit de conduire sans correction, et je vais pouvoir reporter des lunettes! (eh oui, c'est con mais quand on n'est plus obligé d'en porter pour survivre, on trouve ça très très beau, les lunettes).

Et voici le magnifique permis de conduire, avec sa petite croix blanche sur fond rouge, format carte de crédit plastifié super pratique!


5/ J'adore les happy ends administratifs.

Moi aussi.

* Très traumatisant pour le petit copain suisse, qui en plus a eu l'occasion de voir l'aventure que c'est, de déclarer le vol à la Police de Marseille...

Souvenons nous par ailleurs de notre amie "Mlle M, habitant rue Perrin", qui s'est fait arrêté par la police marseillaise pour un contrôle de permis de conduire. Le policier lui met une petite prune car elle conduit sans lunette et n'a pas mis son permis de conduire à jour depuis son opération Lasik. Elle va à la préfecture avec une attestation du chirurgien, et la on lui demande de fournir une attestation de l'ophtalmo "agréé par la préfecture". Durant la visite (non remboursée), l'ophtalmo lui demande si elle prend des médicaments. Elle en prend, antidépresseurs légers --> visite au psychiatre ("agréé par la préfecture", non remboursé), qui certifie qu'il n'y a pas de contre indication à la conduite. Munie de ses deux certificats médicaux et du reste du dossier, elle se présente à la préfecture. Son dossier est refusé au motif que sur sa photo d'identité, récente de moins d'un mois, elle est coiffée différemment (tresses africaines). Mlle M pète un peu les plombs et dit tout le bien qu'elle pense du zèle de la Préfecture et se fait virer par la sécurité. 
Quand elle reçoit son permis de conduire par la Poste, elle réalise que l'employé en charge de son dossier s'est légèrement trompé... Le permis de conduire a été établi au nom de "Mlle Perrin, habitant rue Perrin". On espère que ça passera au prochain contrôle de permis de conduire...